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Sinon, on achète une imprimante textile ?

Sinon, on achète une imprimante textile ?

On était un peu dans l’impasse, donc, avec nos prix de tissus beaucoup trop élevés. Il fallait trouver une stratégie différente. Vendre cher parce que c’est bio, c’est unique, c’est designed in France ? Utiliser le tissu uniquement pour de la fabrication d’objets ?

Il y avait encore quelques solutions, comme imprimer le tissu nous-même. Nous avons participé à un petit atelier découverte de la sérigraphie, nous avons aussi testé la linogravure. Très sympa comme rendu, on a adoré le côté artisanal, mais la technique ne nous permettait pas d’imprimer de longs métrages.

C’est comme ça que Sophie a eu cette idée un peu folle : « Et sinon, on achète une imprimante textile ? ». Et comme toutes les idées un peu folles, elle s’est incrustée tous les jours un peu plus dans nos têtes !

Il faut qu’on vous explique, dans un prochain article, les différentes techniques d’impression textile et en quoi ça consiste. Pourquoi certaines sont plus écologiques que d’autres, et comment le marché à évolué ces dernières années. Nous avons découvert tout ça petit à petit, en plusieurs mois, avec des semaines de recherches sur internet, des coups de fils aux acteurs du textile et des lectures spécialisées.

L’imprimante textile, donc, c’était le top du top : On conçoit la collection de motifs, on choisi les tissus et on achète des rouleaux de plusieurs mètres, on lance l’impression et hop. Nous avons donc contacté plusieurs revendeurs pour essayer d’avoir des tarifs. Environs 50 000€ la bête. Gloups. La petite entreprise tranquille de nos rêves allait devoir prendre un peu plus d’ampleur avec un investissement comme celui-ci. Cap ou pas Cap ?

On a répondu Cap.

 

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L’étude de marché pour les créatrices textiles

En septembre 2017, nous avons eu une idée pour rentabiliser plus facilement cette machine. Nous étions graphistes, stylistes, allions devenir designers textiles. Monter nos propres collections, mais pourquoi pas, finalement, celles des autres ? Faire de la prestation de service en proposant nos compétences en créations de motifs, particulièrement pour les créatrices textiles qui ont besoin de se démarquer, et les décorateurs. Nous avons lancé une étude de marché qui a eu de très bons et nombreux retours, ça nous a motivé encore plus à partir dans cette voie là.

 

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Les mois suivants ont été chargés en chiffres. Calcul des prix de revient, prix de vente envisagé, prix du marché, prix psychologique, pourcentages et taux de marge, chiffre d’affaire et rentabilité. Pas ma partie préférée, j’avoue, mais il fallait bien passer par là avant de se lancer concrètement dans l’aventure. Une machine à 50 000€, ça demande forcément de la rigueur 😉

Et maintenant ?

Voilà rapidement la petite histoire des débuts d’Happy Workshop, nous sommes maintenant début Février, nous avons un prévisionnel qui tient la route, la mission maintenant, c’est d’avancer dans la collection, la proposer aux boutiques et mettre en ligne le site internet. Et ensuite, convaincre les banques !

 

 

A propos de l'auteur

Lucie

Graphiste depuis 11 ans, maman ourse de bon poils et entrepreneuse jusqu'au bout des griffes.

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