Select Page

« Retourner faire des nouilles »

« Retourner faire des nouilles »

 

Mai, Juin, Juillet, Août, les mois filent et Happy Workshop continue de pousser, tellement lentement que nous n’aurons pas de fruits cet été. L’éclosion se fera cet automne, et grâce à votre soutien, on l’espère de tout coeur, car nous allons lancer une campagne Ulule ! 

Je vous raconte, un peu, les derniers mois, car cette aventure semée d’embûches mérite d’être racontée. Et puis avouez que vous aimez bien ça, lire les galères des autres !

   

Après avoir rejeté l’idée d’acquérir nous-même une imprimante textile à 50.000 euros, nous avions envisagé d’imprimer notre beau coton bio nous-même, grâce à l’immense soutient de la plateforme eMode de Cholet, qui nous louerait une belle imprimante textile. Il nous fallait donc un local pour l’accueillir confortablement. Nous avons étudié l’idée sous toutes ses coutures, monté un prévisionnel avec nos coûts de reviens basés sur ce local et cette machine. 

Nous avons rencontré une première banque en Mai, il faisait un soleil radieux, le rendez-vous s’est déroulé dans une belle ambiance, nous nous sentions soutenues. Pfff, pas besoin d’en voir d’autres, ça s’est trop bien passé ! Mais deux semaines après, le premier refus tombe, un peu brutalement, et un peu injustement. Nos situations n’ont pas toujours été simples et les banques n’hésitent pas à trifouiller dans les fonds de tiroirs pour trouver LA période où tu a cumulé les galères. « Votre indice n’est pas très bon Mesdames, ça sera non pour nous. » C’est le jeu, il faut monter patte blanche. 

Le 2ème rendez-vous, avec une nouvelle banque, quelques jours plus tard, n’a pas très bien commencé puisque notre conseillière n’était déjà pas très intéressée par la couture. Visiblement le projet ne l’a pas convaincue, le non est arrivé quelques jours plus tard avec une excuse un peu plate. Si encore nous avions de vraies réponses critiques, nous pourrions nous améliorer ! 

Nous avons déposé un dossier sur une plateforme qui propose des prêts d’honneurs en se disant qu’un coup de pouce ne ferait pas de mal. Là encore, un refus, il a été dur a encaisser.
Comme on y croyait encore, nous avons rencontré une 3ème banque dans la foulée, qui ne nous soutient pas dans l’état actuel des choses mais qui nous a enfin éclairé sur ce qui posait problème : les charges local + location machine étaient relativement importantes et plombaient notre trésorerie. Le projet pouvait donc plutôt faire peur.

Nous étions dans l’impasse. Pas de local, pas de machine, pas de machine, pas de tissus. On était en Juin et nous n’avions plus vraiment d’idées, mais une motivation toujours intacte. Comment faire sans soutien des banques ?

   

L’univers s’est enfin remis en route, grâce a plusieurs évènements et de belles propositions, mais chut, je ne peux pas encore vous dévoiler quoi ! En tout cas, nous avons finalement trouvé notre fournisseur, et notre imprimeur textile !

Il ne restait plus qu’a refaire un prévisionnel, sans local cette fois, en diminuant les charges au maximum, et rechercher de nouveaux partenaires financiers. Notre comptable est très patient et nous l’avons pas mal enquiquiné avec nos plans de trésorerie mensuelle et nos aller-retour sur les prévisionnels. 

Notre 4ème conseillère bancaire s’est pas mal décarcassée pour que notre projet passe. Elle nous propose de repasser en plateforme Initiative, nous remontons un dossier, avec des éléments (financiers et liés a l’étude de marché) toujours de plus en plus précis. Cette fois ça va passer, c’est sûr ! 

Mais non.

« Sur le marché du textile, les chiffres ne sont pas très bons. Nous avons peu de visibilité. » 

On aurait dû ouvrir une pizzeria. Un garage. Là, on a commencé à se sentir comme Pô. « Ptèt que je devrais renoncer et retourner faire des nouilles ! » 

  


  

Nous avons passé le mois de Juillet a travailler sur la collection Automne Hiver. Parce que, non, on a vraiment pas envie de faire des nouilles. 

A propos de l'auteur

Lucie

Graphiste depuis 11 ans, maman ourse de bon poils et entrepreneuse jusqu'au bout des griffes.

Suivez-nous

“Nous sommes un mélange de nature et d'aventure”