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Premières recherches, premières rencontres.

Premières recherches, premières rencontres.

La petite graine d’Happy Workshop s’est développée tout doucement, de façon un peu chaotique parfois.

La première question a d’abord été : Quoi ? Quels produits a-t-on envie de créer ? Le domaine de l’enfance raisonnait en nous comme une évidence.

Nous avons élaboré des listes et des listes de produits réalisables. Vêtements, accessoires, doudous, mobiles, déguisements, couvertures, rangements, petite décoration, tout était envisageable, et on avait envie de tout faire. « Et sinon on pourrait faire des bloomers ! – Oui, et des couronnes de princesses ! »

Ce qui nous a motivé dans ce projet, c’est de pouvoir offrir aux enfants, à nos enfants d’abord, du matériel de qualité et un univers riche, coloré, plus qu’original, quasiment unique. Nourrir leur soif de couleurs, apporter la joie dans leur quotidien, les voir danser autour d’un feu de camp déguisés en indien, se reposer sur des couvertures moelleuses aux accents folkloriques et vintage, se cacher dans des tipis et se raconter des histoires au milieu d’une déco ludique et animée.

 

Le hic, c’était que la production n’allait reposer que sur les épaules de Sophie. Même si elle maitrise la couture jusqu’au bout des ongles, elle allait devoir créer pour nous deux.

Un rendez-vous à la BGE, qui accompagne les créations d’entreprises, nous a permis de redéfinir clairement ce que nous voulions faire. Sans qu’on le veuille, j’était identifiée comme « la graphiste » celle qui communique, s’occupe du site…, et Sophie comme « la couturière » – celle qui produit. Ça ne collait pas avec notre idée de départ : monter à deux notre petit univers, dessiner ensemble, travailler ensemble sur les collections.

Nous avions toujours en tête l’idée de vendre du tissu au mètre. On pouvait travailler toutes les deux sur la collection, faire imprimer et revendre nos tissus, et proposer uniquement des petites collections capsules. La revente de tissu ne demandait pas de confection et le travail aurait été mieux partagé.

 

***

 

Nous avons d’abord fait le tour de tous les imprimeurs (locaux, en ligne…) afin de nous faire une idée des prix du marché, des tissus proposés. Nous avons envisagé de travailler avec les grandes structures déjà établies, qui travaillent avec des particuliers comme des entreprises.
C’était Noël à chaque fois qu’on commandait des échantillons :
« Regarde la popeline là elle est trop belle ! – T’as vu ils font du minky aussi ! »
Je découvrais petit à petit le vaste monde du textile !

Cette solution était facile et pratique, mais nous avons vite déchanté en se penchant sur les chiffres : Pour de la confection, c’était raisonnable puisqu’on exploitait le tissu pour revendre plus cher un produit fini, mais impossible pour la revente de tissu au mètre. On était à plus de 40€ le mètre linéaire, dans des prix bien au dessus de la clientèle que l’on souhaitait toucher.

Nous avons également rencontré des acteurs locaux du textile, dans le Choletais. Un vrai plaisir que de visiter les ateliers d’impression et de confection ! Ils sont vraiment orientées innovation. Encres gonflantes, brodeuses et imprimantes numériques… Les ressources sont larges, l’imagination et l’expérimentation offraient de nombreuses possibilités. mais il y avait encore un hic ! Ils n’imprimaient jusque là que sur du synthétique.

Impossible pour nous d’envisager revendre du tissu synthétique. Polyester = plastique = pétrole, pollution, procédés de fabrication crado pour la planète…Non non non, ça n’était pas du tout dans nos valeurs.

A partir de cet instant, nous avons fait une petite pause. Histoire de faire décanter tout ça, de nous replonger dans le but initial de notre projet, dans le « pourquoi ».

 

A propos de l'auteur

Lucie

Graphiste depuis 11 ans, maman ourse de bon poils et entrepreneuse jusqu'au bout des griffes.

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